Noémie Fricourt


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Photo : ©Gilles Rapaport

Je me suis inscrite à l’échange CRÉPUQ dans le cadre de ma première année de master en biologie dans l’université de Lille 1. L’accueil pour les étudiants étrangers est excellent. Que ce soit pour les papiers administratifs, les cours, les résidences étudiantes, il y a toujours quelqu’un pour vous aider ! Il y a de nombreux avantages : les cours donnés en français tout en étant au Canada, de petits effectifs, le contact très facile avec les professeurs, un enseignement qui touche de nombreuses facettes de l’océanographie, une vie étudiante très active dans l’université... Vous êtes au contact de chercheurs qui travaillent sur une grande variété de sujets appliqués à l’océanographie ; biologie, géologie, chimie, ou physique, et une part plus grande est accordée au laboratoire/terrain par rapport aux études françaises, ce qui rend l’expérience d’autant plus enrichissante ! Une expérience tellement appréciée, que j’ai décidé de rester pour réaliser l’entièreté de ma maîtrise. Ici, la maîtrise comporte 8 mois de cours, et environ 1 an et demi sur un projet de maîtrise individuel qui nécessite la remise d’un mémoire : cela permet une approche très intéressante et formatrice. J’ai pu réaliser 2 mois de terrain sur un navire de recherche en Arctique, apprendre de nouvelles techniques de laboratoire, réaliser un stage dans l’Université Laval à Québec et participer à plusieurs congrès, dont 2 internationaux. Et pour ne rien enlever à tout ça, le cadre de vie au Québec et dans la ville de Rimouski est formidable !


Gwenaëlle Gremion


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Photo : ©Savaglia Valentina

J’ai réalisé un échange CREPUQ pour ma deuxième année de Master, mention « Biodiversité, Ecologie et Evolution », Spécialité « Ecosystèmes aquatiques et terrestre naturels et Anthropisés » de l’Université Montpellier II en 2012-2013. Après une année de préparation administrative (Candidature, établissement des équivalences, recherche de stage, inscription, CAQ, permis d’étude), durant laquelle le responsable du programme de l’époque, M. Jean Pierre Gagné à régulièrement échangé avec moi, et m’a grandement aidé dans mes démarches, je suis arrivée à Rimouski en août 2012.

Notre premier contact avec l’Institut, fût lors de notre premier cours magistral, qui marque toujours les nouveaux arrivants, et permet de se mettre dans l’ambiance de travail locale. Ce cours est généralement suivi d’un accueil chaleureux de l’ensemble de l’institut, où chacun se présente et qui permet aux nouveaux arrivants de mieux connaître les différentes personnes avec qui ils vont échanger au cours de l’année. Les promotions sont généralement de moins de 30 étudiants, d’origine et de formation très diverses, permettant de développer une ambiance solidaire et enrichissante. Les nouveaux étudiants, sont toujours très bien accueillis et aiguillés, et bénéficient de toute l’aide nécessaire tout au long de l’année.

Les enseignements offerts au cours de cette année, furent pour moi l’attrait principal pour me pousser à réaliser cet échange. Le cours magistral « Océanographie générale », est accessible à tous, même si certains domaines peuvent être très différents de notre formation passée. Les nombreux travaux en groupe autour d’un thème de recherche, nous ont permis de développer nos capacités d’organisation, de synthèse et de diplomatie. Le cours « Océanographie expérimentale  », fût pour moi le point culminant de cette formation, notamment avec la mission stage sur le Coriolis II. Pouvoir être au cœur de l’action et acteur des manipulations/expérimentations et de la recherche sur le terrain, est une opportunité exceptionnelle dont bénéficient les étudiants à la maîtrise en océanographie à l’UQAR-ISMER. Le fait que les échantillons soient analysés par les étudiants par la suite autour d’une question de recherche, permet aux étudiants de pouvoir entreprendre un mini-projet de recherche en groupe, de sa création, jusqu’à la présentation des résultats. Ce travail de longue haleine, permet d’apprendre la gestion de projet, la gestion de groupe de recherche, de développer des capacités expérimentales incroyables et l’esprit de synthèse, permettant ainsi d’avoir une vue d’ensemble sur la carrière de chercheur. Les cours optionnels offerts à l’hiver, sont également très attrayants, de par la grande diversité de domaines d’étude proposée, et la proximité possible dans le travail avec les enseignants en raison des petits effectifs.

Lors de ma formation, j’ai également eu à ajouter un stage de formation de 6 mois, encadré par Irene Schloss et Dany Dumont (les directeurs actuels de mon doctorat), traitant de la modélisation d’un écosystème en Antarctique. Leur grande disponibilité et leur enthousiasme, m’ont permis de dépasser mes limites, de pratiquer la démarche scientifique, notamment avec des outils inconnus pour moi (la modélisation) me permettant d’acquérir l’expérience nécessaire pour ma candidature future au doctorat.

J’ai également eu la chance de pouvoir participer au congrès annuel du regroupement Québec-Océan me donnant accès à la recherche ayant lieu au Québec dans mon domaine de recherche, ainsi que de participer à un congrès international en Espagne, sur la biologie en Antarctique, pour présenter mon travail de stage de formation.

Outre l’aspect de formation éducative et professionnelle, cet échange CREPUQ, m’a permis de bénéficier au sein de l’ISMER, d’une association étudiante dynamique, le NEMO , permettant à tous les étudiants de pouvoir profiter au maximum de leur expérience à Rimouski, avec la tenue d’évènements sociaux tout au long de l’année. Le NEMO brille chaque année aux compétitions inter-associations de l’UQAR, et fût même élu cette année au mérite étudiant comme la meilleure association modulaire de l’année 2016. L’ISMER quant à lui, permet également l’implication sociale des étudiants, avec le pot d’arrivée, le repas de Noël, les journées portes ouvertes. Les étudiants en échange CREPUQ, bénéficient donc d’un encadrement de qualité dans les études ainsi qu’un environnement social exceptionnel pour survivre à l’hiver Québécois et à la première session de la maîtrise en Océanographie qui pourrait en décourager plus d’un.
C’est pour l’ensemble de ces aspects : enseignement de qualité, environnement de travail (locaux, matériel) agréable, proximité avec les professeurs, domaine d’étude recherché (milieux polaires), qualité du personnel (professeurs reconnus à l’international) que j’ai désiré poursuivre mon cursus de doctorat à l’UQAR-ISMER.
Je tiens donc à remercier pour cet échange, l’ensemble de mes professeurs de l’ISMER et de Montpellier, ainsi que mes camarades de promotion, et reste disponible pour toutes questions relatives à la réalisation de cet échange.